Dance Layan Dance, un avant-goût de “Sound of mirrors” by Dhafer Youssef

Dance Layan Dance, un avant-goût de “Sound of mirrors” by Dhafer Youssef

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Quand la presse internationale parle de lui, c’est à un grand maître du Oud qu’elle fait référence. Virtuose du luth, jazzman qui s’impose sur la scène mondiale, sa musique est imprégnée de mysticisme, de soufisme, de parfums du monde et d’émotions. Il s’agit de Dhafer Youssef, mesdames et messieurs, le musicien tunisien qui a grandi à Teboulba, où il a été à l’école coranique, où son premier contact avec la musique était le chant religieux, où il chantait aussi dans les mariages. 

 

Depuis, un bon bout de chemin a été parcouru, de Vienne, à Paris au reste du monde, l’artiste nous a gratifiés de plusieurs albums et a remporté plusieurs prix et, tenez-vous bien, le 5 octobre, nous découvrirons son nouveau bébé : Sounds of Mirrors.

 

Après 2016 Diwan of Beauty and Odd, octobre 2018 verra donc la naissance de « Sounds of mirrors ». La particularité de cet album est qu’il va puiser dans les sonorités indiennes. 

 

Dans ses déclarations aux médias, Dhafer Youssef parle d’un rêve qui se réalise. Pourquoi un rêve ? Parce qu’il a collaboré avec le percussionniste, joueur de Tabla indien Zakir Hussain. Icône de la world music, né dans une famille de musicien et génie de la tabla, il est fils de musiciens (Allah Rakah) et a côtoyé les plus grands comme Ravi Shankar, son parcours est un vrai succès. Collaborer avec l’Indien a été le rêve de Dhafer Youssef depuis qu’il l’a croisé en Autriche, il y a une trentaine d’années. Aujourd’hui, le rêve devient réalité, avec l’album dont nous avons découvert un extrait « Dance Layan Dance ».

 

 « J’ai senti que, partant d’un socle culturel indien, nous pouvions aller vers un propos plus universel… Cet enregistrement m’a fait l’effet d’une ode à l’amitié et à la fraternité. Quand nous jouions ensemble, j’avais la nette sensation que des âmes soeurs se reflétaient. D’où le titre de l’album : « Sounds Of Mirrors« , Dhafer Youssef.
 

Nous sommes maintenant habitués aux vocalises de Dhafer Youssef, devenues son empreinte, vocalises qui nous happent par les aigus pour nous emporter dans une dimension où nous flottons dans une sorte d’apaisement jouissif. Sur cet album, enregistré à Bombay et mixé en Suède, nous découvrirons les percussions invitant à la trance de Zakir Hussain en plus de la touche musicale et émotionnelle du guitariste norvégien Eivind Aarset et du clarinettiste turc Husnu Selendirici… Jusqu’à la sortie de l’album, profitez de cet extrait qui annonce la couleur et montre que la collaboration entre ces géants de la musique est pure alchimie...